Semaine dans le rouge pour les places européennes et américaines, sur fond de correction du secteur des puces et de tensions géopolitiques. Le point marché et l’agenda de la semaine à venir.
Une semaine sous pression
Les marchés ont terminé la semaine du 14 au 18 juillet sans éclat. À Paris, le CAC 40 a clôturé vendredi à 8 338,81 points, en baisse de 0,47 %. Même tendance ailleurs en Europe : Francfort a cédé 0,34 % et Milan 0,94 %, seule Londres a gagné 0,27 %.
Aux États-Unis, la séance a été plus lourde. La Bourse de New York a ouvert en retrait vendredi, les pertes du côté des semi-conducteurs entraînant les indices dans le rouge compte tenu du poids du secteur technologique. La veille déjà, le Dow Jones avait cédé 0,20 %, le Nasdaq avait reculé de 1,47 % et le S&P 500 avait perdu 0,51 %.
Le fait marquant : Apple repasse devant Nvidia
L’événement de la semaine vient du secteur des puces. Avec cette nouvelle vague de ventes, Nvidia a perdu vendredi sa place de première capitalisation mondiale au profit d’Apple, une première depuis 2025. La correction touche tout le secteur : Broadcom a perdu 5,03 %, Micron 5,65 % et Marvell Technology a chuté de 8,71 %.
Deux facteurs expliquent ce mouvement. D’abord les inquiétudes sur les valorisations : les bons résultats trimestriels de TSMC ne sont pas parvenus à raviver l’enthousiasme, les marchés restant préoccupés par les valorisations et les perspectives de distribution de dividendes — et ce, alors même que le plus grand fabricant mondial de puces a annoncé un bénéfice net au deuxième trimestre en hausse de 77 % sur un an, à 19,2 milliards d’euros. Ensuite, un facteur concurrentiel : le lancement d’un nouveau modèle d’intelligence artificielle de l’entreprise chinoise Moonshot AI a ravivé les craintes d’une IA moins coûteuse, qui pourrait réduire les dépenses d’investissement dans le secteur.
L’ampleur du repli est notable : l’indice Philadelphia SE Semiconductor a atteint jeudi son plus bas niveau depuis près de deux mois et a perdu plus de 19 % par rapport à son record de fin juin.
Devises et matières premières
Sur le marché des changes, l’euro s’est stabilisé face au dollar à 1,1443. Du côté des valeurs refuges, l’once d’or a progressé de 0,63 % à 4 017,10 dollars — un mouvement classique dans un contexte de nervosité. À noter aussi que les tensions au Moyen-Orient ont continué de peser sur les cours du pétrole durant la semaine.
Ce que ça implique
Pour l’investisseur particulier, cette séquence rappelle une règle de base : la concentration des indices sur quelques géants technologiques les rend vulnérables. Quand le secteur des semi-conducteurs corrige, il entraîne l’ensemble du marché, car son poids est devenu déterminant. La bascule Apple/Nvidia illustre aussi que même les leaders ne sont jamais définitivement installés — une raison de plus de raisonner en diversification plutôt qu’en paris concentrés.
L’agenda économique à surveiller
Cette semaine, les investisseurs suivront de près la poursuite de la saison des résultats trimestriels, particulièrement dans la tech, ainsi que l’évolution des tensions géopolitiques. Les prochaines publications d’indicateurs d’inflation et les commentaires des banques centrales resteront les principaux catalyseurs.
Sources : Boursorama, AFP, Reuters, Yahoo Finance, Bourse Direct (clôtures du 17 juillet 2026).
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Le trading comporte un risque de perte en capital.